Jeudi 5 mai 2005
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Si peu que ce soit, l'augmentation de la recrudescence ne vous aura pas échappé. Le phénomène est longitudinal, mais implacable. Il y a encore quelques mois, vous auriez pu passer à côté, de justesse...
Aujourd'hui, impossible. Fichtre non, en tout cas.
Prenons un exemple. Oui, bon d'accord, mais lequel ? Un simple exemple, à peine dégrossi. Un exemple que vous le verriez, comme ça, sans être prévenu, vous diriez : "
Ça, un exemple ? J'ose à peine le croire ! Non, vous rigolez ou quoi ?"
Bon, peu importe, prenons-le, cet exemple. Comme ça, machinalement, comme on prend l'ascenseur. Ça y est ? Vous l'avez ? Eh bien, ne le lâchez plus.
Attention ! Tenez-le, je vous dis !
Mais... tenez-le, enfin !
Vous ne voyez pas qu'il s'échappe ?...
Ah ben c'est malin, tiens ! Il s'est barré !
Bon, alors prenons-en un autre. Un exemple tout bête. Comme ça, vous arriverez peut-être à le retenir.
Disons... par exemple :
la relativité clandestine
Voilà. Prenons la relativité clandestine. Rien de plus anodin comme concept, non ? Rien de plus rebattu, archi-connu, hyper-banal, méga-quelconque.
Eh bien, rien que la relativité clandestine, c'est fou ce que ça s'est hypertrophié, ces temps derniers... Vous ne trouvez pas ? Non ?
Non ???
Heu... je sais pas trop ce qu'il vous faut, dites-moi ! La relativité clandestine, tout de même ! Imaginez... imaginez un peu, enfin ! Posez une bonne fois pour toute le concept de relativité clandestine, face à son équivalent moderne, je ne sais pas moi, disons... la charge létale maximum. Bon, eh bien l'un face à l'autre, réfléchissez deux secondes... Y a pas photo, non ?
Si ?
Si ???
Mmh... Ecoutez, là, je ne peux plus rien pour vous. Si sur une simple démonstration comme celle-là, nous n'arrivons pas à un consensus intégral, alors brisons là.
Ça vaut mieux, tiens, moi je vous dis.
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